SAUVETAGES

PÉPÈRE

Pour notre dernière journée dans la région de Nafpaktos, on s’était promis de relaxer un peu à la plage. Finalement, nous sommes allé.e.s au refuge réparer et consolider avec du matériel de récup les abris des chien.ne.s, ainsi qu’à y construire un nouvel enclos pour la venue en urgence de 5 chien.ne.s.

Vers 16h, lorsque nous étions sur la route du retour au village, nous avons aperçu un vieux pépère famélique errant le long de la route. Nous l’avons tout de suite récupéré et fait demi-tour pour nous rendre chez le vétérinaire. Son regard, nous ne l’oublierons jamais ! Triste, sans désir, sans attente de quoi que ce soit. Nous sommes retourné.e.s le voir le lendemain avant de reprendre la route pour la Belgique… Toujours ce même regard. Nous apprendrons à notre arrivée qu’il n’aura pas survécu.

MARA & ZORBA

Mara et Zorba, toute une histoire !

En rentrant d’une bonne journée de labeur au refuge, on aperçoit un chaton qui court effrayé par le bruit de la camionnette. Il traverse la route juste devant nous et se heurte à un mur à plusieurs reprises. Il cherche à fuir, mais continue à se cogner au hasard. On l’attrape très vite et constatons qu’il est infecté par le coryza. Ses yeux étaient terriblement affectés par la maladie. Nous l’avons mis en quarantaine jusqu’au lendemain où nous l’avons confié à notre vétérinaire. Etant donné son état alarmant, nous étions convaincu.e.s qu’il l’euthanasierait, d’autant plus que personne n’adopte de chat.te.s en Grèce, et encore moins celleux qui nécessitent des attentions particulières. C’est alors qu’il nous présente un deuxième chaton atteint des mêmes symptômes et dont il prenait soin depuis quelques jours. Il nous propose de les soigner (gratuitement) et de les garder jusqu’à ce que nous trouvions une solution pour les sauver.  Après quelques mails, posts facebook, coups de fil, … une association sur Bruxelles décide de nous aider et de les prendre en charge à notre retour. Nous sommes donc rentré.e.s avec Mara et Zorba.

Zorba a dû être opéré et subir une énucléation. Il s’en sort très bien et ronronnait dès l’opération terminée. Quant à Mara, elle a tellement développé ses autres sens, que son handicap est à peine perseptible.

PALINKA

Palinka est le premier animal non-humain que nous avons sauvé. Nous l’avons trouvée sur le bord de l’autoroute en partant d’Athènes vers Thessalonique.
Il est très courant de voir des chien-ne-s abandonné.e.s le long des autoroutes. Il s’agit d’une sorte d’euthanasie gratuite et sadique.
Notre association n’était pas encore créée et nous étions en Grèce pour un tout autre but. Nous n’avions plus assez d’agent pour la faire revenir avec nous, et c’est suite à notre appel sur les réseaux sociaux, que nous avons finalement trouvé des amies qui étaient prêtes à l’adopter ainsi que récolté des dons qui nous ont aidé à couvrir les frais de passeport, vaccins, … Nous voilà donc en route pour la Belgique avec, à bord de notre van, nos 2 chien.ne.s (Taka et Alfi) et Palinka.

Elle est maintenant sauvée et heureuse dans sa nouvelle famille à proximité de Liège. Et toujours aussi têtue apparemment…

POUYOUTE

« Missie », alias « Pouyoute », est une petite chatte qui criait depuis plus de 24h en bas de notre logement en plein centre de Thessalonique. Des chat-te-s qui crient, miaulent, se battent, … c’est tout les jours et 24/24. Impossible de savoir d’où ces miaulements provenaient.
C’est n’est que vers 4h du matin, lorsque les bruits de la ville commencèrent à s’estomper, que nous l’avons à nouveau entendue. Après une partie de cache-cache d’environ une demi-heure entre les voitures garées , nous avons finalement réussi à l’attraper.
Elle était très mal en point, ses yeux et son museau étaient rongés par le coryza. Elle était aussi infestée de puces. La mort n’était plus très loin. C’est avec l’aide d’un vétérinaire sur place, que nous avons réussi à la sauver. La seule marque qu’il lui restera de son enfer sera un très léger voile blanc à son œil droit.
Comme il était impossible de lui trouver une famille en Grèce, nous sommes revenu.e.s avec elle en Belgique. La suite était inévitable… Pouyoute fait désormais partie de la famille.

PUPPIES

Voici les deux chiots de Zilia, trouvés dans les rochers avant la tempête.
Nous avons eu beaucoup de mal à nous en séparer malgré tous les efforts que leur présence nous a demandée. Nous avons reçu des nouvelles dès leur arrivée à Athènes et cela nous a réconforté. Il était très difficile de les voir partir pour des familles que nous n’avions pas choisies. Malheureusement, nous partions dans le nord tandis que eux se dirigeaient vers le Sud. Nous avons décidé de faire confiance à l’équipe de Nafpaktos pour l’adoption et nous avons eu raison. Ils sont entre bonnes mains !
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ZILIA

Une après-midi destinée à la détente s’est vite finie. ArrivéEs à la plage, nous aperçûmes une chienne sortant des rochers en aboyant. Nous découvrîmes deux chiots cachés dans ces mêmes rochers. Après les avoir nourri, nous n’avions pas d’autre choix que de les ramener à notre logement. La maman, chasseuse d’hérissons la nuit, nous obligèrent de leur trouver une place à l’intérieur. (Sa technique de chasse étant de se mettre devant et de lui hurler dessus non-stop). Une course contre la montre s’en est suivie. Nous quittions la région dans 9 jours pour Thessalonique et nous ne pouvions pas emporter tout le monde. Les deux chiots trouvèrent chacun un accueil sur Athènes chez deux personnes qui se connaissent et la maman continua le voyage avec nous. Malgré sa gentillesse, sa débrouillardise et son intelligence, personne ne fut intéressé par elle… Peut-être à cause de ses signes de manque affectif, sa peur constante de l’être humain… qui sait ? Nous l’avons donc ramenée en Belgique et elle fait partie intégrante de notre meute à présent. Elle s’appelle Zilia, jalousie en grec, car tu ne peux pas caresser un autre animal, te gratter la tête ans qu’elle ne reçoive sa part de calins.

ZOI

Sur la voie rapide qui mène à la gare de Kiato, cette petite boule de poil marchait en plein milieu et à contre sens ? Vu au dernier moment, je suis passé au dessus avec la camionnette et me suis garé comme je pouvais. Je lui ai sauté dessus et mis en sécurité sur le siège passager. Le temps que le train d’Alice arrive, je déballe le sac de croquettte de survie et la bouteille d’eau. Encore un chaton assoiffé, affamé et victime du coryza. Nous l’avons mis en quarantaine et ensuite amenée à une bénévole de l’équipe de Nafpaktos. Malgré sa horde de cheinNes et de chatTEs, elle a accepté de s’en occuper. Elle a totalement guérie et est maintenant stérilisée. Elle continue sa vie chez cette bénévole débordée.
Nous l’avons appelée Zoi, ce qui signifie la vie en grec.